Un marathon de peinture
Ces samedi et dimanche 8 et 9 août ont été deux jours de peinture en direct, place du Balat à Murat, sous les yeux des visiteurs. J’ai choisi de faire évoluer une même œuvre — un paysage, à l’huile sur bois d’icône — du samedi matin au dimanche soir. Un bel exercice de peinture alla prima — technique qui consiste à peindre une œuvre en une seule séance, en travaillant la couleur sans attendre le séchage entre les couches — à l’opposé de mon travail habituel en couches fines et glacis successifs.
J’ai peint en continu, et c'est une expérience particulière, qui se mûrit sur la durée. La création évolue constamment, et le public qui repasse après quelques heures ou le lendemain, constate le chemin parcouru.
De l’ébauche, au travail sur mon stand, jusqu’au travail à l’atelier, de retour à Paris
Le geste, dans un monde saturé d’images
Dans un monde saturé d'images numériques, montrer le geste de la création manuelle, à l’aide de techniques éprouvées au fil des siècles — la main qui choisit les pinceaux et mélange les couleurs, les hésitations, les reprises, cela a pris tout son sens pendant le festival. D’autant plus que j’ai choisi une technique particulière, pour ma peinture à l’huile : j’ai peint à l’aide d'un médium à l’essence de lavande et huile de lin — une odeur de lavande s’émanait de mon stand ! — et le support bois d’icône que j’ai choisi, ont été l’occasion d’échanger avec le public sur mes choix. C’est aussi ce que j’ai aimé sur cet événement : donner à voir la technique et le temps long qu’elle suppose, loin de l’image instantanée.
Des rencontres qui comptent
Les deux jours ont été rythmés par de très belles discussions avec le public — sur l’œuvre en cours, mais aussi sur les pièces exposées dans la galerie éphémère. Les mots laissés dans mon livre d’or m’ont particulièrement touché. Sans oublier les rencontres avec l’ensemble des artistes exposés — nous étions une vingtaine, ce qui reste à taille humaine.
Une organisation parfaite et un accueil chaleureux
Le festival était organisé à la perfection, épaulé par des bénévoles très sympas et disponibles du début à la fin. J’ai aussi eu la chance de loger à Murat dans un logement que j’ai loué pour ces quelques jours, et je l’ai adoré. Parfait pour prendre le temps de découvrir la ville en dehors des heures de peinture.
2e prix du public 🥈
C’était une belle surprise en fin de festival : je termine 2e pour le prix du public. Un signe encourageant, et surtout la confirmation que ce lien direct avec les visiteurs, construit sur les deux jours, s’est vraiment tissé.
Et maintenant ?
Mon œuvre commencée à Murat n’est pas terminée. Elle porte encore l’énergie particulière de ces deux jours, et je vais continuer à la faire évoluer dans les mois qui viennent, cette fois avec mon travail en couches fines. Une manière de prolonger le festival et la joie qu’il m’a apporté — bien après la fin de ce week-end d’août.
Un immense merci à l’équipe d’Art en Cantal, aux bénévoles, et à tous les visiteurs venus échanger !
Pour aller plus loin
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Évolution de l’œuvre
Voici quelques étapes de l’évolution de l’œuvre que j’ai commencée. De l'esquisse en grisaille — terre de sienne brûlée — à l'évolution durant les deux jours du festival, jusqu’à mon atelier à Paris.








Une œuvre qui prend vie